PALIMPSEST (2024)
par l'artiste Pauline O'Connell
est un projet artistique et culturel qui entremêle de manière créative l'histoire, la musique, la littérature, la sculpture et l'engagement social.

Le projet s'inspire de l'histoire du Mayfair Ballroom de 1943 à 1973, une période marquée par d'importants changements sociaux, politiques et culturels après la Seconde Guerre mondiale et l'entrée de l'Irlande dans l'Union européenne. En revisitant l'héritage du Mayfair Ballroom et son contexte culturel plus large, le projet comporte de nombreux niveaux de signification qui non seulement préservent et honorent le passé, mais encouragent également le public à réfléchir à l'identité culturelle et au rôle de l'histoire dans la formation de la société contemporaine.


Le concept de PALIMPSEST s'inspire directement de la musique populaire de l'époque, reflet de son temps. Il s'agit d'une sculpture murale intérieure permanente composée de trente-deux livres en bronze grandeur nature. Chaque livre porte le titre d'une chanson, référence au plus grand succès musical de l'année (1943-1973). Ces livres sont disposés de manière aléatoire sur sept étagères en bois de hêtre, chacune portant des citations choisies parmi celles des danseurs du Mayfair Ballroom. Des ouvrages autrefois interdits de la même époque, tels que « The Country Girls » d'Edna O'Brien, « The Ginger Man » de J.P. Donleavy et « The Dark » de John McGahern, sont disséminés dans l'installation sculpturale. Stratégiquement placés dans les interstices, ces livres soulignent la tension entre les aspirations culturelles affichées et la censure qui régnait alors dans la société irlandaise.
Pauline O'Connell
Pauline O'Connell est une artiste irlandaise dont la pratique multidisciplinaire englobe la théorie, le cinéma, la photographie, la sculpture, le texte et le son. Elle a étudié la sculpture et la photographie à l'IADT (1993) et est titulaire d'un Master de première classe de la Limerick School of Art en pratique sociale (2012). Elle termine actuellement son doctorat axé sur la pratique à l'Université d'Amsterdam. Tout au long de ses trente ans de carrière, elle s'est intéressée aux micro-histoires et aux récits personnels, présentant souvent ses projets au sein des communautés dont ils émergent. Son travail vise à créer des espaces où de nouvelles subjectivités peuvent émerger, comblant le fossé entre l'art et l'expérience vécue. Ces projets ont été exposés et commandés à l'échelle nationale et internationale, à Londres, Paris, Vienne, à travers les États-Unis et en Irlande dans des galeries, des champs, des carrefours et des salles communautaires.